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8 mars 2013 5 08 /03 /mars /2013 10:45

 

Alors que l'économie de la créativité a déjà pris le pas sur l’économie de la connaissance et face à une déresponsabilisation des collaborateurs, le management traditionnel montre ses limites de compétences et nous invite à redécouvrir les vertus de la confiance et de l'autonomie comme leviers de performances.

Devant ce constat il semble obligatoire de revoir les rôles de la fonction managériale ou de la supprimer comme certains le conseille.

Si l’on en croit Gary Hamel et son article « Fisrt, let’s fire all the managers », la suppression pure et simple du management est possible. C’est en tout cas ce qu’il a décrit pour la société "Morning star", entreprise nord-américaine leader sur le marché des sauces tomates.

 En réalité, Gary Hamel qui aime la provocation, ne décrit pas une société sans aucun manager. Il décrit une société qui a revu son modèle managérial dont voici les termes essentiels.

Le management, maillon faible de toute organisation ?

Gary Hamel fait un constat en 4 points pour répondre à cette interrogation.

1er constat : le management coûterait cher : A mesure qu’une organisation grossit, le nombre de managers évolue de manière proportionnelle ce qui génère un surcoût pour l’organisation. Les managers étant normalement mieux payés que les employés de la base. Sans compter qu’il faut un manager pour encadrer des managers, puis des managers de managers de managers.

3.   3ème constat : le management ralentirait les prises de décisions et donc les initiatives : Plus les strates managériales sont nombreuses, plus le circuit d’approbation des projets et de réponses est ralenti et soumis au bon vouloir d’une poignée d’individu.

4.  4ème constat : le management occasionnerait un coût supplémentaire : La structure hiérarchique déresponsabilise les individus et tue dans l’œuf la capacité d’initiative.

On comprend pourquoi on peut rêver d’une entreprise sans managers ?  Et pourquoi on entend parler d’un effarant recul du management ou des appels à un management recentré sur l’humain ?

Parce que, bien souvent, les managers passent malheureusement plus de temps à contrôler le travail de leurs équipes qu’à les guider vers l’accomplissement de leurs missions, à élaborer des process qu’à imaginer ce que sera le business demain, à reporter à un, deux, voire trois niveaux hiérarchique de l’atteinte des objectifs qu’à manager leurs équipes effectivement.

 Mais alors, que peut-on faire ?

On garde les managers mais on change le modèle managérial 

Hamel, par goût de la provocation, force le trait et choisit la voie de la caricature. En réalité, ce ne sont pas les managers qui coûtent cher mais le modèle managérial fondé sur un modèle taylorien de contrôle qui coûte plus qu’il ne rapporte. Toute organisation a besoin de leaders, de personnes qui portent la vision de l’entreprise et donnent du sens au travail de chacun. Donner du sens, se poser en relais des valeurs de l’entreprise, transformer la mission de l’entreprise en vision partagée… voilà déjà une posture différente !

 Des entreprises l’ont compris et ont tenté de repenser leur matrice managériale.

§  La fonderie FAVI, dont l’ancien dirigeant a fondé son management sur l’idée que la confiance rapporte plus que le contrôle, fait office depuis plusieurs décennies de village gaulois dans un secteur d’activité sinistré. Voyez-vous même le témoignage Jean-François Zobrist :


 

§  Michel Hervé, qui a fait de son entreprise de 1200 salariés un lieu où les managers ne sont pas là pour expliquer aux collaborateurs comment faire leur travail mais se comportent comme de véritables intra-entrepreneurs.

 

§  La biscuiterie POULT dont le P-DG, Carlos Verkaren, est persuadé que le modèle managérial est devenu le principal avantage concurrentiel d’une entreprise. De fait, il a choisi d’aplanir l’organisation hiérarchique de son entreprise et de faire l’innovation une ambition partagée par tous les salariés.

 

§  HCL Technologies, cette multinationale indienne rendue célèbre par son modèle managérial a gagné de nombreuses part de marché grâce à son concept “Les employés d’abord, les clients ensuite“.

 

§  Isaac Getz, dans son livre, Liberté et Cie, décrit de nombreux autres exemples dans des domaines variés tels que la production de vin, le centre d’appel, le secteur automobile, l’entretien et le ménage… L’étude de ces entreprises lui permette d’affirmer que  l’entreprise où les salariés sont libres vaincra toujours les concurrents traditionnels

 

Au début du siècle dernier, le taylorisme et le fordisme ont révolutionné l'organisation du travail et le management pour pouvoir pour répondre à une nouvelle ère industrielle et sociale.

Cet environnement économique et social à évolué ce qui impose désormais aux entreprises de s’adapter en permanence aux besoins du marché, de créer le business de demain, d’innover pour rester compétitives et donc de manager les structures différemment.

Cette écosystème ne peut plus aller de pair avec un modèle managérial hiérarchique qui réagira toujours trop lentement; alors accompagnons nos managers à instaurer un management plus responsabilisant et plus motivant. Et faisons de nos systèmes managériaux une vrai Intelligence Managériale pour booster les performances au sein de nos structures.

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processperformance - dans Généraux
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commentaires

how to windows 08/08/2014 14:40

Nice to see that a lot of mechanical engg and technicians are working their back off in building things which can reduced the manpower to a very useful level so that people can rest in peace at the same time get their work done.

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